REZO NÒDWÈS

Massacres en Haiti : La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme invitée à visiter le pays

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Plus d’une centaine de manifestants tués par balles depuis le début de la crise, il y a un an. Des organisations de la société civile tirent la sonnette d’alarme et en appelle à la commission interaméricaine des droits de l’homme

Mardi 19 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Dans une correspondance adressée au secrétaire exécutif de la Commission Ineraméricaine des Droits de l’Homme (CIDH), des organisations de la société civile haïtienne se sont empressées d’attirer l’attention de cette institution sur les violations graves et systématiques de droits humains commises en Haïti depuis l’accélération de la crise sociopolitique, les 6, 7 et 8 juillet 2018

« … les actes de violation systématique des droits à la vie, à l’intégrité physique et psychique de la population, sont recensés », ont déclaré les organisations qui sollicitent une visite in loco de la CIDH.

Estimant que les droits sociaux, économiques, civils et politiques des Haïtiens sont systématiquement violés par les autorités étatiques, elles ont conclu que cette conjoncture très préoccupante exige une intervention urgente des instances internationales afin de juguler ces violations dans l’idée d’installer, le plus vite possible, un climat de sérénité où les droits humains et les libertés fondamentales seront garantis au sens de la Convention américaine relative aux Droits de l’Homme, des principaux instruments internationaux et des principes généraux de droit.

Les signataires de cette lettre, dont les petrochallengeurs de Nou Pap Domi, le Centre Karl Leveque, et autres, ont mentionné qu’une corruption systématique gangrene les différentes structures étatiques.

« Et, le Président Jovenel Moiose ainsi que plusieurs membres de son entourage sont indexés dans le scandale de corruption le mieux organisé et jamais enregistré en Haïti : la dilapidation des fonds PetroCaribe.

Les organisations se basent sur l’article 53 du règlement de la Commission pour justifier leur demande. « En cas d’extrême urgence, ces décisions peuvent etre adoptée par le Président, ad referendum de la Commission », ont-elles fait valoir.

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