REZO NÒDWÈS

Jovenel Moise demande le dialogue alors que l’opposition demande sa démission, titre l’agence de presse espagnole EFE

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Jovenel Moise demande le dialogue tout en bénissant les exactions de la police et aiguisant avec des blindés la capacité de la PNH, à mater toute rébellion envers son pouvoir classé parmi les plus corrompus de la région des Caraïbes. « Pendant que Moïse appelait au dialogue, ses adversaires quiprenaient les rues de Port-au-Prince et de villes intérieures telles que Les Cayes, Miragoane, Petit-Goave, Saint-Marc, Gonaives et Cap-Haïtien pour exiger son départ du pouvoir« , lit-on dans la dépêche.

Les manifs du 18 novembre semblent annoncer une autre semaine de paralysie totale des activités dans le pays…

Mardi 19 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Le président haïtien Jovenel Moise a réitéré lundi que le dialogue était le moyen le plus rapide pour faire face aux problèmes du pays, alors que des centaines d’opposants avaient exigé la démission du dirigeant en gagnant les rues le jour même, rapporte l’agence de presse espagnole, EFE, relayée par la presse dominicaine.

Dans un discours prononcé dans le cadre de la commémoration du 216e anniversaire de la bataille de Vertières, qui a défini l’indépendance d’Haïti de la France, le président a de nouveau demandé l’unité des secteurs ayant un impact sur la nation des Caraïbes. Toutefois, les présidents des deux autres branches du pouvoir composant l’Etat d’Haïti ne s’étaient pas réunis autour du président paraissant esseulé et timoré.

«Les réformes qui seront menées seront inclusives; La diaspora devra jouer son rôle dans tous les secteurs. La « Justice » (dossiers la Saline et Petro Caribe pendant) et la police s’emploient à lutter contre l’insécurité. Nous travaillons à rétablir la paix (14 blindés commandés) et la sérénité dans les familles haïtiennes (la police tire à hauteur d’homme) », a déclaré Moise.

Moïse a félicité le «professionnalisme» de la police nationale, estimant que cette institution «ne se laisse pas entraîner par des provocations», alors que l’opposition pleure encore lundi la disparition des militants qui, selon elle, ont été exécutés froidement par la police à la solde du Palais National.

Le chef de l’Etat a admis que les conditions de vie de la population haïtienne étaient précaires et a émis le vœu d’engager des réformes pour changer les choses. Encore des promesses du président qui n’a jamais placé un seul mot sur « sa caravane du changement » qui passe et ne revient plus.

Reconnaissant que la pauvreté et l’insécurité règnent dans le pays, Moise a indiqué que la violence politique et les persécutions «ne font pas partie de notre vocabulaire». Un son de cloche en parfaite contradiction avec plusieurs rapports des organismes des droits humains signalant la mise en branle d’une machine de répression orchestrée par le pouvoir en place n’attendant que le deuxième lundi de janvier pour diriger le pays par décret.

Tandis que Jovenel Moïse lançait un énième appel au dialogue, ses adversaires politiques, par centaines de milliers, étaient descendus dans les rues de Port-au-Prince et de plusieurs grandes villes telles que Les Cayes, Miragoane, Petit-Goave, Gonaives, Saint-Marc, Mirebalais et Cap-Haïtien pour exiger sa démission et la fin de l’impunité en Haïti.

Dans le secteur de Delmas 95, des civils armés ont attaqué les manifestants et au moins un journaliste d’une station de radio a été blessé. Les manifestants dénoncent la «répression» que le gouvernement encourage contre les mobilisations populaires.

La dépêche, dans son dernier paragraphe, rappelle qu’au cours des 10 dernières semaines, les portes des écoles sont restées fermées, tandis que les transports en commun et le commerce ont été paralysés par les manifestations et les barricades incessantes exécutées par l’opposition à Moïse, au pouvoir depuis février 2017.

Soulignons que depuis l’avènement du régime Tèt Kale2 en février 2017, appuyé sans réserve par une législature très improductive, une seule loi de finance a été votée, pourtant le président Jovenel Moise a pu trouver de quoi (sans dialogue) pour décaisser en 2019 des millions de dollars pour l’acquisition de blindés et parallèlement, il continue de faire écho aux demandes de dialogue qu’une certaine frange de la communauté internationale exige pour ne pas déranger l’ordre des choses établi. Et le pays s’enfonce davantage dans le « shithole » chak jou Bondye mete.

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