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En raison du confinement, pas de marche contre les violences faites aux femmes, mais une « mobilisation en ligne »

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« Envahir les réseaux sociaux, à défaut de pouvoir envahir la rue » : le mouvement féministe #Noustoutes a mené, samedi 21 novembre, une « mobilisation en ligne » pour « maintenir la pression » à quelques jours de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, mercredi.

Il y a un an, lors d’une marche à l’ampleur jamais égalée en France, quelque 150 000 personnes avaient défilé à l’appel de ce collectif pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles subies par des centaines de milliers de femmes chaque année en France.

« Cette année, nous sommes en confinement et nous devons respecter les consignes sanitaires. Mais s’il ne s’agit plus d’aller dans la rue, on propose de maintenir la pression et un fort niveau de mobilisation avec des outils différents », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) la militante féministe Caroline De Haas, membre de #Noustoutes.

Sur les réseaux sociaux, de nombreuses photos étaient samedi teintées de violet – couleur du mouvement mais aussi des luttes féministes – tandis que #Noustoutes proposait plusieurs actions et phrases pour interpeller les pouvoirs publics.

Formations en ligne

Au cours de la journée, des formations en ligne sur l’accompagnement des victimes ou l’éducation à la non-violence et des rencontres en direct avec des militantes et militants tels que la gynécologue Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis, l’avocate Elisa Rojas, militante pour les droits des personnes handicapées, l’élue écolo parisienne Alice Coffin, lesbienne et militante féministe, ou Lyes Louffok, défenseur de la cause des enfants, étaient également programmées.

« Pour en finir avec les violences il y a deux leviers. Le premier c’est des politiques publiques ambitieuses qui permettent de faire de la prévention, de l’éducation, de la formation et de prendre en charge de manière efficace toutes les victimes. Le deuxième c’est nous. C’est à chacune et chacun de se former, de sensibiliser, d’informer nos proches et nos amis sur ces sujets », a poursuivi Mme De Haas.

Chaque année, quelque 220 000 femmes subissent des violences conjugales et 93 000 sont victimes de viol ou tentative de viol. Paroxysme de ces violences, 146 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex en 2019, soit 25 de plus que l’année précédente.

Le confinement décrété au printemps a entraîné une importante hausse des signalements pour des violences subies par les femmes et les enfants à leur domicile et des harcèlements et agressions subies dans l’espace public.

Le Monde avec AFP

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