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Éditorial : Haïti sinistrée au milieu d’une gouvernance issue d’élections

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La demande formulée par le gouvernement haïtien d’une aide alimentaire évoque l’existence une crise humanitaire majeure dans le pays. Tout juste qu’elle puisse être, elle catalyse au moins les réflexions citoyennes sur un questionnement rationnel. Elle prouve que le pays sombre dans une mauvaise gouvernance. À quelle catastrophe a-t-on été exposé ces dernières quatre (4) années ? En effet, Haïti, sans une catastrophe majeure, est bel et bien sinistré. Le pays peine à donner à manger a ses fils. La classe moyenne devient complètement décapitalisée par une inflation grimpante. Ce bilan relève quatre(4) années au cours desquelles le personnel politique changé à travers des élections ont pris charge de l’État.

Le repère de la mandature des députés, des magistrats (l’ensemble des élus des collectivités territoriales), de quelques sénateurs et des deux ans et huit (8) mois de la présidence importe dans cette analyse. Au fait, cette palette d’élus du peuple nous ont conduit justement à ce Carrefour. Entendons par là, cette manière indigne de quémander de l’aide des États-Unis avec un appui logistique en vue de la distribution.

Dans l’indignité la plus totale, une nation s’agenouille aux pieds d’une autre pour tirer de l’assistance minimale de vie. Haiti, pays grand depuis la révolte de 1803 se rappétisse au fur et à mesure par ces leaders sans vision et sans scrupule. Les ressources du pays, confirment les experts, suffisent à donner à manger au peuple. Dommage que ces ressources sont mal réparties.

Les élections sont faites, ici ou ailleurs, pour stabiliser l’État. Elles propulsent au timon des affaires les meilleurs candidats détenteurs de programmes politiques validés par le peuple. Malheureusement en Haïti, les élections nous ouvrent la voie au pire.

L’Haïti d’aujourd’hui ne sera semblable à celle des héros de l’independance comme Jean Jacques Dessalines, Alexandre Pétion, Francois Capois ou autres. Au moment de la bataille de l’indépendance les honneurs et les prestiges ont été les premières armes des Pères fondateurs de la Patrie alors qu’aujour’hui ceux qui dirigent cet héritage nous amènent vers la mendicité.

À quoi bon de dépenser de l’argent, de sensibiliser les citoyens à effectuer leurs devoirs aux élections. La démocratie, comme disait Winston Churchill, est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres.

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