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EDITO-MAG : Une semaine sanglante en Haïti, pour quelle raison ?

La mort a fréquenté nos villes, nos quartiers et nos bourgs cette dernière semaine du mois d’août 2020. Du jeune médecin Jessica Janiton et son bébé dont la mort est survenue dès suite du passage en Haïti de la tempête tropicale Laura à Monferrier Dorval, la République d’Haïti pleure le départ des fils issus de ses entrailles de mère-patrie. Des cadres et intellectuels que nous aurions besoin pour la nouvelle Haïti sont partis. Le pays lentement mais surement est décimé de ses fils et filles capables de participer à son mieux être. Le train de morts spectaculaires est en marche et à grande vitesse.

Il ne fait aucun doute que les forces ténébreuses maintenant Haïti dans la misère et la crasse ne chôment pas. En effet, les assassins et fers de lance de cette force maléfique sont à l’œuvre pour détruire les piliers et colonnes de ce qui reste à Haïti comme fierté et dignité. À qui profite le crime d’assassinat de Me Dorval et des centaines de gens dans les quartiers populaires et, ce, depuis environ deux (2) années ? Ni plus ni moins que des apatrides. Des auteurs et co-auteurs de ces lâches assassinats, massacres et tueries bénéficient de la complaisance d’un système judiciaire qui ne prend pas la main pour réprimer avec la dernière rigueur ceux qui outrepassent les normes sociales.

Monferrier Dorval, à coup sûr, comme les propriétaires de maisons de commerces de la place assassinés se plaignaient de l’insécurité chronique qui s’abat sur le pays et, malheureusement, ce sont eux qui y sont sortis victimes. Ces citoyens partent sans voir Haiti empruntant la voie de l’État de Droit rêvé avec une justice forte voire un pays dirige et administré.

Les crimes commis ces derniers jours dans le pays ne seront certainement pas les derniers. Ceux qui sont payés pour assurer la sécurité des vies et des biens doivent s’engager dans une lutte acharnée contre les bandits, véritable ennemi du citoyen haïtien aujourd’hui. Il appartient à l’Etat de mettre en œuvre toutes les mesures pour sécuriser le pays. On en a marre de compter des cadavres dans ce pays.

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