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Duel à droite pour la tête de la Métropole du Grand Paris

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Le premier ministre, Edouard Philippe, sert la main du président du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier, sur le chantier du Grand Paris Express, le 23 janvier 2018. Au centre, Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris. THOMAS SAMSON / AFP

En apparence, l’affaire ressemble à l’histoire mille fois répétée du vieux renard et du jeune loup. Soit donc un fidèle gaulliste dont la carrière politique a débuté en 1964, Patrick Ollier, ancien ministre, plusieurs fois député, maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) depuis seize ans.

Largement réélu le 28 juin, à 75 ans, il caresse à présent une autre ambition : rester à la tête de la Métropole du Grand Paris (MGP), cette structure méconnue qu’il préside depuis sa création, en 2016. Le renouvellement de son mandat est prévu le 9 juillet. Compte tenu de la légitimité que lui confère son statut de président sortant, il jugeait que sa candidature s’imposait d’elle-même, au moins au sein de son camp, la droite. Ne gère-t-il pas son assemblée comme un « club de maires » feutré, où 98 % des décisions sont prises à l’unanimité ?

« Folie dépensière »

Mais voici que face au « renard » des Hauts-de-Seine surgit du Val-de-Marne un « loup » prêt à mordre. Vincent Jeanbrun, 36 ans, est un assistant parlementaire de Valérie Pécresse. En 2014, il a fait basculer à droite sa ville natale, L’Haÿ-les-Roses, et en a été réélu maire en mars dès le premier tour. Entre-temps, ce fidèle de la présidente de la région Ile-de-France, qui a quitté comme elle Les Républicains (LR) pour le petit parti Libres !, s’est fait élire au conseil départemental, au conseil régional, et a fait son entrée au conseil de la MGP.

Aujourd’hui, il souhaite en prendre la tête, et n’a pas de mots assez durs contre la gestion de Patrick Ollier, sa « folie dépensière », ses « frais de communication colossaux », ses « recrutements à tout-va », et plus largement contre la MGP. « Il est urgent de réformer ce “machin” », plaide-t-il.

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A quelques jours du vote, Vincent Jeanbrun a commencé à approcher individuellement les grands électeurs, ces 208 élus de Paris et sa banlieue qui décideront le 9 juillet. A l’issue des municipales, 60 % d’entre eux appartiennent à la droite. Il serait logique qu’ils élisent un président de la même couleur. Mais comment ? Vincent Jeanbrun propose d’organiser une primaire. Patrick Ollier refuse. Tous se retrouveront mardi 7 juillet pour réfléchir à une solution en réunion de groupe. « L’essentiel, c’est de régler cela entre nous, avant la séance plénière, glisse un maire de droite. La gauche n’a pas à arbitrer ce débat interne. »

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